un monde autour de Stanley Kubrick

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Détail du coffret Kubrick

 

Warner a remasterisé ses sources. Le 3 octobre 2001 a été la  D-day Kubrick :

- 2001: l'odyssée de l'espace
- Barry Lyndon
- Eyes Wide Shut
- Full Metal Jacket
- Lolita,
- Orange mécanique, et
- Shining

sont enfin disponibles, séparément ou en coffret.
Note : Eyes Wide Shut était déjà disponible depuis un an, tandis que 2001: l'odyssée de l'espace (Coffret collector) était sorti le 7 juin 2001.

Seuls ou accompagnés ? Nous recommandons la deuxième option. Warner offrira un cadeau de réconciliation aux acheteurs du coffret : un huitième DVD, comprenant le documentaire de Jan Harlan Stanley Kubrick : A Life in Pictures, acclamé au dernier Festival de Berlin.

En faisant abstraction de 2001: l'odyssée de l'espace (Coffret collector) et Eyes Wide Shut, les 5 inédits ont fait l'objet de restaurations et/ou remasterisations. Chaque titre est disponible en 5.1 (du moins, en VO), exception faite pour Lolita, qui reste dans son mono d'origine.

Stanley Kubrick : A Life in Pictures est un documentaire de 140 minutes, qui essaie de percer le "mystère Kubrick", à travers de nombreux témoignages inédits (de Jack Nicholson à Tom Cruise, de Spielberg à Malcolm McDowell, et ainsi de suite). Jan Harlan, l'un des plus proches collaborateurs du réalisateur, a également eu accès à l'archive de famille, avec plusieurs photos et mini films jamais vu auparavant. Une pièce de collection inestimable.

 

 

 

 

 

A Life in Pictures :

Jan Harlan, beau-frère de Stanley Kubrick, présente l’œuvre et le travail de création de ce réalisateur d’exception, depuis ses débuts avec Day Of The Fight à son dernier film Eyes Wide Shut. De nombreux extraits de films, des photos inédites de tournage et des clichés liés à la vie privée de Kubrick sont au cœur de ce documentaire passionnant et riche d’informations.
Un must susceptible d’intéresser un large public qui dépasse celui des inconditionnels de 2001, l’Odyssée de l’espace, Barry Lyndon et Shining.

Le grand réalisateur américain est mort le 7 mars 1999 dans sa maison de campagne anglaise. Son dernier film Eyes Wide Shut avait été présenté en première mondiale trois semaines auparavant à New York. Peu après sa disparition, Jan Harlan – frère de la troisième épouse de Stanley Kubrick et producteur exécutif de ce dernier depuis Orange Mécanique (1971) – a entrepris un ambitieux travail de documentariste sur le metteur en scène. L’occasion pour lui de présenter des photos d’amateur tirées de la collection personnelle de Kubrick dont l’on connaissait l’aversion pour les manifestations publiques. Il aimait vivre à l’écart et n’accordait que très rarement des interviews.
Un scoop sympathique : cette séquence tournée en 16mm par le père de Kubrick montrant son fils – alors âgé de 10 ans - en train de danser.
Il y a aussi cet épisode très drôle où Stanley donne aux membres de sa famille des instructions quant à la conduite à tenir en cas de bagarre entre ses deux chats préférés. La scène permet déjà d’anticiper la façon de penser d’un homme qui organisait tout à la perfection comme une partie d’échecs, y compris sa vie privée. C’est Tom Cruise qui sert de guide au téléspectateur et c’est son commentaire en voix off qui présente ce documentaire qui est une symbiose réussie entre hommage posthume, biographie et filmographie.
De Day of The Fight (1951), son premier documentaire à Eyes Wide shut (adapté d’une nouvelle d’Arthur Schnitzler), l’œuvre de Kubrick est présentée de manière chronologique. Les commentaires sont assurés par une pléiade de cinéastes, de scénaristes et de compositeurs. Des images d’archives inédites de tournage ainsi que des témoignages de Steven Spielberg, Woody Allen et Martin Scorsese permettent de mieux disséquer tout le processus créatif d’un réalisateur visionnaire, dont le nom mérite de figurer au palmarès d’honneur au côté des plus grands, des Chaplin, Welles, Lubitsch, Huston et Altman qui, tout comme lui, ne furent jamais récompensés par le moindre Oscar.

Des acteurs de premier plan comme Malcolm McDowell (Orange mécanique) et Jack Nicholson (Shining) expliquent pourquoi leur collaboration avec Kubrick a constitué l’un des chapitres à la fois les plus importants et les plus difficiles de leur vie. L’occasion est également donnée de découvrir des projets que Kubrick a finalement abandonnés, ainsi ces Aryan Papers, film sur l’Holocauste auquel il avait renoncé, parce que Steven Spielberg avait commencé peu avant à tourner La Liste de Schindler. Les nombreux extraits de films illustrent les raisons ayant fait de Stanley Kubrick le seul réalisateur qui a à la fois su assumer ses ambitions d’auteur et remporter des succès commerciaux. Quant à l’un de ses collègues, il divise l’histoire du cinéma en deux périodes : celle d’avant Kubrick et celle d’après.

Tiré du site ARTE

 


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