un monde autour de Stanley Kubrick

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Les Cahiers du Cinéma

 

Seul contre lui par Charles Tesson

 

L'Humanité

Ses yeux grands ouverts se sont fermés par Jean Roy

Libération

Kubrick n'a pas attendu 2001 par Didier Péron et Gérard Lefort

Eyes Wide Shut le dernier mystère par Didier Péron

Un nihiliste très actif par Gérard Lefort

Stanley dans le texte, Kubrick en musique par Eric Dahan

Télérama

Mort d'un visionnaire par Bernard Génin

L'Express

Les yeux grands fermés par Jean-Pierre Dufreigne

 

 

Propos de Martin Scorsese sur la mort de Stanley Kubrick.

Traduit de l'américain par Sylvie Durastanti et Jean Pêcheux.

 

La mort de Stanley Kubrick m'a causé un grand choc. Je suis intimement convaincu qu'il était l'un des seuls véritables maîtres modernes. Sa disparition constitue une perte incalculable pour le cinéma. Peu de cinéastes auront exercé autant d'influence que lui. Avec Dr Folamour, il a quasiment inventé un genre, celui de la comédie noire. Avec 2001, il a jeté, à lui seul, les bases du film de science-fiction moderne. Avec Orange mécanique, il a pressenti l'esthétique punk. Avec Barry Lyndon, il est parvenu à créer quelque chose de Si extraordinaire, Si mystérieux et Si profondément sensible que je me demande souvent Si ce chef d'oeuvre a bien été perçu pour ce qu'il est. j'ai toujours eu le sentiment qu'avec chacun de ses films, Kubrick nous indiquait le cap, depuis les hauteurs où il avait accédé. Je crois que je ne suis pas le seul à avoir éprouvé cette impression. Chaque fois qu'il sortait un film - après des années de silence et de réflexion de plus en plus longues au fil du temps -, ce film constituait un événement majeur on savait qu'on allait être surpris et apprendre quelque chose. Pour dire les choses simplement, on savait qu'on était entre les mains d'un maître, dont chaque film brillait tel un phare. j'ai visionné et disséqué ses films bien des fois, pendant toutes ces années. Pourtant, chaque fois que je revois 2001, Barry Lyndon ou Lolita, j'y découvre invariablement un niveau qui ne m'était pas encore apparu.

Avec chaque film, Kubrick se redéfinissait et redéfinissait le cinéma et l'étendue de ses possibilités. Je suis certain que tous ceux qui s'intéressent de prés ou de loin au cinéma ressentent cette immense perte...


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